Visiter la Corse du Sud

Visiter la corse du Sud

Depuis le temps qu’on voulait partir visiter la Corse, nous avons posé nos valise en Corse du Sud, parce que Pierre avait trouvé un magnifique hôtel chic et cosy près de Bonifacio.

A partir de là, on a tranquillement visité la région du sud de la Corse, rythmé par une météo pas toujours clémente et par le fait qu’on avait un grand besoin de juste se sentir en vacances, même si c’était juste une petite semaine.

Visiter la Corse du Sud, c’est aussi adopter la culture de la conduite !

On l’avait déjà entendu et bien c’est vrai ! Quoi ? En Corse, il ne faut pas compter en kilomètres mais en temps ou en virages. Garde bien ça à l’esprit, sans quoi un séjour dans l’Ile de Beauté sera une course contre-la-montre.

Il y 3 limitations de vitesse :

  1. l’officielle, identique à celle du reste de la France
  2. celle pour les touristes, non officielle celle-ci, mais fortement recommandée pour garder son repas à sa place dans son estomac
  3. celle pour les Corses, non officielle également, elle semble n’avoir pour seul but que d’affirmer à coup de km/h que personne ne peut leur dicter comment rouler

Une fois ces précisions apportées, tu apprécieras certainement à sa juste valeur les petites aires d’évitement parsemées régulièrement sur la droite de la route… Dont la seule fonction est de permettre au touriste de s’y planquer pour ne pas faire baisser la moyenne de vitesse des insulaires. Voilà pour la route et les trajets.

Que visiter en Corse du Sud ?

Donc qu’avons-nous fait durant ces 6 jours ? On ne peut pas dire qu’on a visité toute la Corse du Sud, mais une très bonne partie et de nouveau, on s’en est mis plein les yeux !

Mais attention, cela serait injuste de cantonner la Corse du Sud uniquement à des plages, car c’est bien plus que ça. Oui il y a de belles plages, mais aussi de jolies petites villes et villages, sans oublier l’impressionnant l’Alta Rocca.

La petite marche de Roccapina

Un lundi matin, je dis fièrement à Pierre qu’on pourrait visiter la Casa di Roccapina. On y va, je suis contente de voir qu’il y a très peu de monde sur le parking et nous félicite de voyager hors saison. Oui, sauf que le lundi la Casa di Roccapina est fermée… Ceci expliquait cela.

Afin de ne pas avoir fait le déplacement pour rien et ayant eu la géniale idée de mettre nos chaussures de marche dans le coffre (au cas où), nous profitons pour partir faire la petite marche d’environ 30 minutes dans le maquis, juste sous la maison de l’autre côté de la route. Voilà une excellente mise en bouche pour visiter la Corse du Sud !

Après environ 15-20 minutes, on arrive à un belvédère, la vue y est absolument magnifique, les rétines en prennent un coup avec tout ce bleu, toute cette vue, bref toute cette beauté ! On prend  de la hauteur et on y voit bien la baie, sans oublier la vue imprenable sur le Rocher du Lion. Tous les rochers sont en granit rose, ce qui contraste joliment avec le maquis bien vert. Durant la balade, on était censé voir un rocher en forme d’éléphant, mais avec Pierre on n’est pas du tout d’accord sur lequel de ces cailloux représente le pachyderme.

La balade de Roccapina au milieu des rochers

Le lion de Roccapina en Corse du Sud

Sartène, le joli petit village du la Corse du Sud

En aparté : on a poussé jusqu’à la ville de Sartène, qui de prime abord n’a rien d’exceptionnel, jusqu’à ce qu’on trouve la vieille ville de Sartène. On se croirait au Moyen Âge, c’est vraiment sympa. Malheureusement au bout de 5 minutes il a commencé à pleuvoir “comme vache qui pisse”, on a couru se réfugier dans une petite auberge au fond d’une ruelle charmante pour manger. On y a d’ailleurs très bien mangé, c’est le restaurant La Vieille ville. Comme la météo était partie pour que ce soit un après-midi de tempête avec la totale (déluge, vent, orages), on a dû partir (car il fallait rouler sur une route avec des millions de virages dans ces conditions).

Sartène petit village en Corse du Sud

Direction les Aiguilles de Bavella, dans les montagnes de la Corse du Sud

En préparant notre séjour corse, j’avais repéré les Aiguilles de Bavella et d’entrée de jeu, j’ai dit à Pierre « Tu sauras que c’est hors de question qu’on y aille ». C’est que j’ai un vrai gros soucis avec les routes de montagne, les ravins, les virages des routes de montagne, l’altitude, etc. Bref, j’ai le vertige.

Mais la Corse, ce n’est pas que le bord de mer et ça serait dommage de s’arrêter à la côte. D’ailleurs la Corse du Sud très axée villages de montagne, tu es vite dans l’Alta Rocca après tout. J’avais une mauvaise conscience touristique de me dire qu’on va sur l’Ile de Beauté et qu’on manquerait cet aspect-là. En plus Pierre, lui, aime la montagne et secrètement rêvait de se balader dans l’Alta Rocca. Donc, on a pris la route pour Zonza.

J’ai repéré sur la carte les différentes routes pour éviter les plus sinueuses, eh bien tu sais quoi ? j’ai réussi à me planter et on a quand même pris une route avec bien des virages (OK, il en faut me diras-tu, si on veut grimper).

En venant de Bonifacio, au premier giratoire en direction de Porto-Vecchio c’est la D859 jusqu’à Sotta, ensuite la D59 direction et jusqu’à Levie. C’est Pierre qui conduisait, le pauvre…, il roulait à 30 km/h et moi j’étais blanche-grise-verte sur le siège passager le suppliant de ralentir encore plus. Jusqu’à ce qu’il me dise “Si je vais moins vite, on recule”, étant donné que ces propos étaient d’une grande logique, j’ai serré les dents, on a continué… Du coup, on a fait des stops réguliers, pour que je m’aère et pour prendre des photos, car le panorama sur la baie de Porto-Vecchio était saisissant (comme tu peux le constater sur la photo titre).

Visiter la Corse du Sud en parcourant l’Alta Rocca

L’Alta Rocca c’est terriblement vaste, mais quand tu es en Corse du Sud, tu ne peux pas l’ignorer, car ces montagnes tu les vois tout le temps, elles font partie du paysage et de la vie des Corses. C’est possible de parcourir l’Alta Rocca, beaucoup le font à la marche ou à vélo. On était en voiture et le climat était clément pour une journée seulement, alors on en a profité.

Les paysages sont magnifiques dans cet Alta Rocca et on traverse plein de petits villages mignons comme tout (qui doivent être coupés du monde en hiver). On arrive enfin à Zonza pensant mes souffrances routières enfin finies. On y voit déjà bien les Aiguilles de Bavella, qui d’ailleurs étaient là à trôner au-dessous de gros nuages noirs, ça faisait vraiment l’antre de la bête, le Mordore, il y avait un quelque chose d’un peu mystique et menaçant…

Aiguilles de Bavella depuis Zonza
Aiguilles de Bavella depuis Zonza

Après un petit arrêt dessert à Zonza (les émotions fortes doivent pousser à l’hypoglycémie), je propose d’aller jusqu’au col de Bavella (surement dû à l’effet euphorique du sucre ingurgité). Au début je n’ai pas regretté, la route est dans la forêt, du coup Pierre a pu faire un pic de vitesse à 50 km/h. Plus tard ça se gâte, beaucoup même ! la route est comme suspendue au bord de la montagne ! Une fois arrivés au col de Bavella, c’est sûr que les Aiguilles de Bavella sont plus impressionnantes, le détour valait le coup ! Là aussi, plusieurs marches possibles pour s’approcher des aiguilles.

Les aiguilles de Bavella dans l'Alta Rocca

Les aiguilles de Bavela en corse du sud

Nous sommes redescendus, depuis Zonza, par une autre route, elle était plus soft et nous faisait passer par L’Ospédale (c’était celle qu’on était censée prendre depuis le début !). Toutes les routes prises ont offert des panoramas splendides sur l’Alta Rocca et sur la baie de Porto-Vecchio.

Alta Rocca en Corse du Sud
Paysage de l’Alta Rocca

Porto-Vecchio, une des villes les plus réputés de la Corse du Sud

On a eu droit à une visite particulière. A la base j’avais proposé d’aller au marché de Porto-Vecchio, mais en arrivant, il était déplacé et fortement réduit à cause de la course de caisses à savon au centre-ville. Donc, on décide de juste se balader. Il est 9h30.

Dans le centre du haut de la ville nous tombons sur une très belle épicerie, U Tavonu, avec des produits typiques de la Corse qui avaient l’air délicieux. La tenancière me vante leur liqueur de myrte. Je lui dis que je ne sais pas du tout ni à quoi ressemble la myrte, ni son goût, bien qu’on en entende parler depuis notre arrivée en Corse du Sud. Et c’est là que tout commence.

Elle appelle le patron (son fils ?) à qui elle demande de nous faire goûter ce produit typique. Comme il est 9h35, on lui précise : « juste une gorgée » « oui oui pas de problème ». On nous sert un petit godet de liqueur à la myrte, suivi d’un petit godet d’eau-de-vie à la myrte, un autre à l’eau-de-vie faite avec la feuille de myrte « pour comparer » nous dit-il. Saches qu’on ne dit pas non à un Corse, jamais ! Après, il nous a “demandé” de goûter la fameuse liqueur à la châtaigne, ensuite on a dû jouer aux devinettes avec une autre liqueur, celle d’arbousier. Fini ? Non ! Il manquait le grand final avec la liqueur de clémentine.

Il est 9h50 et je suis grave pompette. On se balade encore et comme c’est fête, il y a des chants corses dans toutes les rues. Comme c’était trop beau (était-ce l’effet cocktail ?) ! Malheureusement, c’est tout ce que je peux vous dire sur Porto-Vecchio. Après Pierre nous a ramené (il tient mieux l’alcool).

Spécialités locales à Porto-Vecchio

Plages de la Corse du Sud : plage de Palombaggia et le Golfe de Santa Giulia

Bon, on a dit qu’il ne fallait pas réduire la Corse à des plages, mais les plages de la Corse du Sud sont quand même réputées, il fallait qu’on aille voir ces petites beautés !

Il faut prendre la route qui longe la côte de Porto-Vecchio en direction de Bonifacio. Virages garantis ! Âmes sensibles s’abstenir ou rouler la fenêtre ouverte et louer une voiture pas trop dommage…

Régulièrement, on croise des points de vue magnifiques sur les plages de cette belle Corse. Nous avons fait un arrêt à la plage de Palombaggia et dans le Golfe de Santa Giulia, où il y a également l’Etang de Santa Giulia. C’étaient des arrêts très rapides : sur 6 jours on n’a eu 3 jours de pluie, donc cette journée était placée sous le thème « Attrape-moi si tu peux » avec la pluie (exercice très bien réussi, car l’averse est tombée une fois arrivés à l’hôtel).

Mais heureusement, les plages de la Corse du Sud sont tellement belles, que même mi-gris, mi-bleu, mi-pluie on arrive à trouver à cette région sa beauté qui lui vaut bien son surnom de l’Ile de Beauté. Franchement, crois-nous, à des moments l’eau nous faisait clairement penser aux Maldives.

Plage de Palombaggia en Corse du Sud
Plage de Palombaggia
Golfe de Santa Giulia en Corse du Sud
Golfe de Santa Giulia
Etang de Santa Giulia en Corse du Sud
Etang de Santa Giulia

Que visiter en Corse du Sud pour ne rien manquer ?

Une semaine dans le sud de la Corse pourrait être suffisante si la météo est bonne. Avec la pluie pendant la moitié du séjour, on a dû raccourcir bien des visites et en supprimer d’autres. Parfois, on n’a pas pu visiter certains endroits parce qu’ils étaient infestés de moustiques, bref que des bonnes excuses ;o) Voici les endroits qu’on aurait encore voulu visiter en Corse du Sud :

La balade de la Baie de Rondinara

Nous avions tout prévu, sauf l’anti-moustiques qui était resté dans la chambre de l’hôtel. A peine sortis de la voiture pour démarrer notre marche, et c’est comme si tous les moustiques de la Corse s’étaient donnés rendez-vous devant notre coffre. Rien ne justifiait cette agression. On a battu en retraite, en se disant qu’on ne méritait pas ça… Mais a fait une rencontre sympa en allant à la Baie de Rondinara.

L’Ermitage de la Trinité

Céline à notre hôtel, nous avait chaudement recommandé cet endroit, mais à la fin de nos vacances. On pouvait y aller en voiture, mais c’était sacrément caillouteux. Comme nous avions 2h de route pour aller à l’aéroport d’Ajaccio, nous avons jugé raisonnable de ne pas aller risquer de crever nos pneus juste avant le départ.

Les cascades de Piscia di Gallu

Dans l’Alta Rocca, sur la route de Zonza à L’Ospédale, il y a une balade d’une heure pour voir les cascades. Là aussi les moustiques nous ont bondis dessus (l’anti-moustiques était toujours bien confortablement à l’abri dans la chambre…) et il faisait assez froid en pleine forêt (on avait pas prévu d’habits assez chauds). Donc conjugués au fait que perso, j’avais traversé toutes les couleurs de l’arc-en-ciel à cause de mon vertige et que Pierre était crevé de 3h de virages avec une angoissée sur le siège passager… (pour ma défense je ne me suis pas dégonflée), on a laissé tomber. Ceci dit, avec un bon répulsif à moustique et un climat clément, ces cascades au milieu de la Corse du Sud doivent être superbes !

Le site archéologique de Cucuruzzu

Le temps de redescendre des Aiguilles de Bavella, la caisse était fermée (l’entrée n’est plus accessible 2h avant la fermeture).

Visiter les Iles Lavezzi

A cause du climat, nous avons dû faire des choix. Les Iles Lavezzi ont juste l’air d’être une splendeur de la nature, le genre d’endroit où tu fais exploser ta rétine tellement c’est bleu, c’est beau ! Mais on aurait dû consacrer une journée complète aux Iles Lavezzi. Si on avait eu du soleil toute la semaine, on y aurait même pas réfléchi, mais juste foncer !

Visiter la Corse du Sud : infos pratiques de notre voyage

  • Partir en mai c’est bien car la Corse est encore très verte et pleine de fleurs
  • La météo reste une loterie en mai, nous avons eu 50% de pluie et 15-20 degrés, mais 2 semaines plus tôt c’était ciel bleu et 25 degrés (team pas de bol)
  • Il y a peu de touristes, ce qui facilite vraiment la circulation et les parcages (un luxe)
  • 6 jours c’est bien. On pourrait autant faire 3 jours pour une virée romantique ou 2 semaines pour des vacances sans s’ennuyer
  • Les prix sont chers pour la France. Identique à la Suisse. Les parkings sont hors de prix, par exemple. Il faut donc bien prévoir son budget

Et si tu m’épinglais sur Pinterest ?

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