THE Road Trip sur la Côte Est des USA

Sans ce voyage, il n’y aurait probablement jamais eu de blog et pourtant, nous n’avons pas commencé par notre Road Trip sur la Côte Est des USA au moment de vous raconter nos expériences. Pourquoi cela ?

Eh bien parce que ce road trip aux USA c’est un magnifique souvenir, ainsi qu’un mélange d’émotions qu’il n’est pas facile de livrer sans le galvauder (le quoi ? sans réussir à dire comme c’était trop cool en fait…) et aussi sans que cela nous prenne des heures et des jours de rédaction. Vous le transcrire va être quelque chose de difficile tant on tient à le restituer de notre mieux, pratiquement, factuellement mais surtout dans le ressenti, comme on aime le faire.

Il y a 3 ans, avec Pierre, nous étions en pleine ébullition. Notre road trip d’un mois sur la Côte Est des USA arrivait à très grands pas ! L’excitation battait son plein ! Je peux aisément vous parler de ce voyage car même 3 ans après, l’excitation est toujours là, nos yeux brillent encore et quand on y pense c’est avec une bonne pincée de nostalgie au fond des tripes. On passera sur les « Oh tu te souviens », « Regarde c’était vraiment magnifique » que cela a suscité en revoyant les environs 4’000 photos de ce voyage en préparant les articles (ce qui explique aussi les heures et jours de rédaction).

Comme toutes les grandes idées que nous avons tendance à avoir, je lui ai dit un jour (ok, ce genre d’idée c’est surtout moi qui les lance) « Pourquoi on ne partirait pas 2 semaines au-dessus de New York, à ce qu’il paraît c’est très beau », Pierre, je ne vous le présente plus, a dit « On fait un road trip ? Trop cooooooool ! » Eh oui toujours partant !

Le choix de la destination : pourquoi la Côte Est ?

Nous, ce que nous voulions voir c’était Cape Cod, Boston, le Maine, Philadelphie, le Vermont et New York bien sûr (qui nous rappelle toujours, encore et encore). De là, le chemin était tout tracé. Cependant, nous avons dû tenir bon. Parce que lorsque nous disions autour de nous que nous partions aux USA, les gens pensaient à la Californie avec ses grandes pleines et le Grand Canyon. Les autres (une minorité) pensaient Est  =  Floride.

Eh non ! La Nouvelle-Angleterre Mesdames et Messieurs ! « Hein où ? »  Bref, ils avaient tendance à trouver ça nul, car ce n’est pas une destination « normale », ni vraiment à la mode. Ça nous a mis le doute tout de même, mais nous n’avons pas flanché et à aucun moment on ne regrette ce choix, car au final dans notre trajet, nous allions voir pleins d’endroits qui nous faisaient rêver depuis longtemps. Sans compter Ogunquit, Hammonasset, Connecticut, des noms qui sentent bons l’Amérique originelle, amérindienne avec ses paysages sauvages.

Choisir l’Est plutôt que l’Ouest c’est privilégier une Amérique plus calme et discrète que la très blingbling Côte Ouest. On est plus sur le colonial à l’ambiance anglaise avec Boston et le Maine qu’hollywoodien-hispanique. Plus beauté discrète du Connecticut que le faste tapageur de Las Vegas. Quand beaucoup rêvent du Yosemite, nous on repense à la splendeur du Mont Cadillac et de Wonderland en s’endormant. Magique !

Nouvelle-Angleterre, Côte Est des USA
Comment avons-nous organisé notre voyage ?
  • Carte de la Nouvelle-Angleterre 1 :500’000 et carte du Canada 1 :4’000’000 ? OK !
  • Support en carton pour punaiser nos cartes ? OK !
  • Autocollants de couleur en grande quantité ? OK !
  • Bloc note ? OK !
  • Guides de voyages (Routard et Ulysse) ? OK !
  • IPad avec une bonne connexion internet ? OK !
  • Tous nos dimanches après-midis des 6 prochains mois ? OK !

Ça c’était 8 mois avant le départ, assis sur le carrelage froid de notre salon. Le voyage commençait.

Le plan de base était de partir 2 semaines depuis Philadelphie et visiter un bout de la côte jusqu’à Boston puis le Vermont.

Hum hum… Vu la masse d’autocollants sur la carte, les 14 jours se sont transformés en 21 jours. Nickel, le Vermont est enfin faisable sereinement. Nos employeurs ? Après quelques négociations, ils ont été d’accord. Pierre voulait qu’on réserve de suite les billets d’avion, mais je ne sais pas pourquoi, je lui disais d’attendre encore un peu…

Alors, on réserve ?

On retourne à notre carte et là, après de nouvelles recherches (et de nouveaux autocollants) je me dis que vu qu’on prend 3 semaines, on laisse tomber le Vermont et Philadelphie pour grimper de New York au Maine et du Maine jusqu’au Québec, puis la fascinante Toronto et éventuellement les Chutes du Niagara. Simple et précis. Vraiment ? Pas du tout, car une idée vient tout à coup chambouler des plans déjà bien ficelés, discutés, puis hésités et finalement confirmés.  Cette idée elle porte un nom : Chicago !

Et là, si vous connaissez un peu la géographie américaine vous vous dites : aïe !

Parce que sur une carte ça parait simple de coller des autocollants, mais il ne faut pas oublier que c’est la carte de la Côte Est d’un continent entier qu’on avait sous les yeux. Les 20 cm de distance entre Niagara et Chicago sont en fait 1’000 km et 10h de route non-stop (finalement on optera pour l’avion).

Alors oui, un moment donné on s’est dit « On fait tout péter on prend 2 mois et on roule et visite comme des malades ! », mais on avait quand même un employeur chacun déjà bien compréhensif et on avait besoin de le garder pour pouvoir manger à notre retour. Nous avons donc opté pour un compromis entre la démission (oui nous pouvons parfois être extrémistes) et les 3 semaines déjà acquises : un mois entier de vacances, que nous avons obtenu après un ultime détour par le bureau de nos chefs. Jamais on n’avait fait ce genre de voyage. Jamais on n’avait pris autant de vacances. Jamais on s’est senti aussi libre !

Les logements

C’était une des grandes questions à résoudre avant le départ. Faut-il réserver les logements ou non ?

Des connaissances nous vantaient la facilité à trouver des hôtels/motels un peu partout aux USA, mais nous on ne voulait pas perdre de temps à chercher sur place au risque de tomber sur du glauque ou des punaises de lit. Alors que faire ?

Nous avons tout réservé à l’avance (toujours assis parterre sur notre carrelage gelé). Pour les 2 raisons suivantes :

1) parce que j’ai vraiment un gros souci de partage WC-douche-mycose-poils, etc. Comme dirait certains « elle est peignette », personnellement j’aurais tendance à dire à chacun ses miasmes. On a donc préféré anticiper et miser sur les beds & breakfast (en priorité)/motels/hôtels bien notés.

2) adopter la liberté de logement, c’est généralement se permettre de rester plus longtemps à un endroit qui nous plaît, mais on avait beaucoup à voir. Si on avait traîné dès le début, on aurait dû passer vite à d’autres endroits magnifiques. Réserver à l’avance nous mettait donc une discipline, ce qui nous évitait de nous disperser. Car croyez-moi, il y avait de quoi. Alors oui, à York on aurait bien fait une nuit de plus, sur la route pour Bar Harbor on aurait plus que volontiers choisi un autre motel et à Québec on aurait fait facilement une nuit de moins, mais au final, on ne regrette rien. 4’500 km de voiture en 3 semaines (+ 1 semaine en avion), c’était ambitieux mais jamais stressant.

Quand partir ?

Nous sommes partis de mi-mai à mi-juin 2013. Dans cette période c’est une vraie loterie. Mais on a dû composer avec les éléments professionnels et surpopulation des vacances scolaires.

Points forts
  • Ce n’est pas la haute saison d’où un nombre de touristes limité et des logements pas pleins
  • Les prix sont raisonnables
  • On y circule bien là où 1-2 mois plus tard c’est pare-chocs contre pare-chocs
  • Les parcs d’états ou nationaux sont vides, voire à peine ouverts. Pas de foule, pas d’attente et des places de parking partout. On a même eu des entrées gratuites et des parkings gratuits, parce que les employés n’étaient pas en poste avant la haute saison, donc les barrières étaient ouvertes
  • Les moustiques et autres mouches sont déjà bien actives mais pas encore au pic, qui vient avec la saison plus chaude
Points faibles
  • Côté climat c’est quitte ou double et la pluie n’était jamais très loin, même un peu trop près
  • Certaines routes ou liaisons de ferry peuvent être encore fermées par les glaces
  • Cape Cod c’est franchement mort le soir à cette saison, mais vraiment vraiment mort (on va dire que c’était reposant)
  • Même si on en a vu plusieurs et de toutes sortes, c’est encore trop tôt pour la saison des baleines
Le climat

Nous avons traversé la magnifique Newport sous une sacrée pluie. Nous devions nous y balader et au lieu de ça on s’est gelé et fait rincer, idem pour notre arrivée à Cape Cod et au Québec.

C’est rageant, mais au final, on ne peut pas tout maîtriser. Autant en tirer son parti et visiter tout de même, sans amertume. Plus un séjour est long et plus c’est difficile d’échapper à la pluie de toute façon.  Je vous le dis, car au début ça m’a vraiment énervée alors que je ne pouvais rien y faire et finalement je gâchais mon temps, vive les K-Way après tout, ainsi que les appareils photos waterproof ou waterplouf.

Mon conseil : faites comme Pierre. Lorsqu’il faisait trop froid ou trop moche il m’emmenait dans un café bien cosy, pleins de coussins ou dans une auberge accueillante et me commandait de délicieuses choses à manger à base de chocolat coulant ou de caramel liquide, chaud, sucré… revigorant (il me connaît bien mon petit mari). C’est fou, mais une fois une telle dose de douceur tiède dans l’estomac le climat semblait plus clément, la pluie moins forte, parfois même il faisait franchement beau. Qui a dit que le sucre était mauvais pour la santé ?

Somme toute, on a eu bien plus de beau temps que de pluie. Eh oui, on a aussi eu nos coups de soleil et besoin de nos tongs ! Si vous voulez assurer le coup, choisissez l’été mais dans tous les cas, il faut prévoir un large choix de vêtements.  Des mauvaises vacances commencent par des vêtements inadaptés.

Nouvelle-Angleterre, Côte Est USA
Comment c’était un mois à 2 ?

C’était la première fois que nous passions autant de temps à 2. 1 mois non-stop 24h/24h ensemble. Je ne vous raconte pas quand il a fallu reprendre le boulot… on était tellement collé l’un à l’autre qu’à la reprise on a vraiment déprimé. Il faut dire qu’un road trip vous fait complètement déconnecter de la vie de tous les jours. Une anecdote ? Voyez donc : nous avions déménagé 15 jours avant de partir (ce n’était pas prévu), et je me souviens d’un jour lorsque nous mangions un délicieux hamburger, Pierre avait carrément oublié où on habitait. Véridique. J’étais morte de rire et découvrait qu’en fait Dory (du monde de Nemo) existe vraiment, mais il est devant moi et blond aux yeux bleus (Dory, elle est bleue et jaune…tiens tiens).

La cohabitation s’est très bien passée durant ce mois sauf peut-être au volant, où nous avions eu quelques désaccords.

Pierre avait tout juste 1 an de permis de conduire. Moi, ça faisait 11 ans que je l’avais mon permis (ne vous inquiétez pas, je ne suis pas mariée à un post-adolescent, Pierre a 3 ans de plus que moi et un désintérêt profond pour la conduite). Sur 4’500 km de trajet, ça n’a pas toujours été de tout repos sur les techniques de conduite de l’un et l’autre… entre l’expérimentée et le premier de classe tout frais de sa théorie… grrr parfois je m’en agace encore. Mais c’était comme ça et il m’a bien bluffée par son sang-froid quand il a conduit et traversé Boston et Toronto.

Amoureux
Est-ce qu’on a mal mangé ?

C’est limite si les gens ne voulaient pas nous peser avant-après (super les amis hein ?). « Quoi 1 mois aux US ? Vous allez revenir avec de sacrés kilos, ah ah ah ! » Oui il y a eu quelques GRAMMES en plus, mais surtout dus au fait qu’en vacances il y a les cocktails, les apéros, et le chocolat pour lutter contre la pluie, etc.

Beaucoup de villages en Nouvelle-Angleterre ont un panneau « ville du cœur ». Ils font attention à l’alimentation ou alors créent des espaces verts pour faire du footing. Donc on a bien mangé, loin des clichés du gros sceau de poulet KFC et des 2 litres de coca par repas. Mais on pouvait aussi prendre ça, on est en Amérique ne l’oublions pas.

C’est vrai qu’on a été surpris par la tendance des Américains à frire du poisson hyper frais qui vient d’être pêché ou de mettre tout entre 2 tranches de pain. Mais au moins vous pouvez le choisir votre pain : blanc, complet ou aux graines. Accompagnement : frites, salade ou riz ?

Et pour les encas et autres casse-croutes indispensables dans la voiture lors de longs trajets ? Le Whole Food Market pour des supers Fresh Fruits Bowl, des fruits frais, bio, lavés, découpés et prêts à manger. Idéal pour de longs trajets cheveux au vent (on ouvrait les fenêtres). Donc qui a dit qu’on mangeait mal ?

Petit déj_USA
Comment organiser sa valise ?

Je vous passe les pantalons-slips-chaussettes, que vous prendrez en quantité raisonnable, car il y a des laveries souvent bien conçues et très pratiques un peu partout.

On a prévu pour tous les temps et heureusement, car on a eu de la pluie, du soleil et autant froid que chaud.

On est parti avec un bagage à main et 2 autres grosses valises, dont une vide. Au retour, ça débordait de partout et on a même dû acheter un autre bagage à main à New York. Il faut dire que sur la route nous avons croisé, pas du tout par hasard, un village outlet.

Par contre, est-ce dû au fait qu’on soit Suisses, mais on a pris du chocolat avec nous. On s’est dit qu’un mois sans bon chocolat allait être dur.

Le truc à ne pas oublier : une super playlist pour taper le rythme sur le volant de votre grosse voiture made in USA, en roulant à travers des paysages trop beaux ! Et aussi pour vous sentir cool, eh oui on est en Amérique tout de même !

Notre fidèle voiture

Pierre a été fantastique. C’est lui qui a géré le choix, la réservation, les assurances.

Au final, on a eu une Ford Escape, avec une tellement full insurance que même si elle avait fini dans l’océan, on ne nous aurait rien demandé !

Cette voiture était devenue notre 2ème maison, on y a transférait nos fringues, on s’y est même changé, on y a parfois pris nos petits déj’. C’est dans cette même voiture que Pierre a failli se faire arrêter pour excès de vitesse…ben oui ces jeunes conducteurs inconscients ! C’est aussi dans cette voiture que j’ai roulé par erreur sur un trottoir à Montréal. Pour ma défense les rues sont tellement larges que je vous garantis que ce n’était pas du tout clair à différencier entre une route et un trottoir. Mais ça c’est une autre histoire.

Ford

Alors, attachez votre ceinture, on prend la route !

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